• Église de la Madeleine, Paris (2)

    La première impression lorsqu'on pénètre dans la Madeleine, c'est qu'il y fait sombre et l'on a recours à de grands lustres

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    Les somptueux décors sont constitués de marbre et de dorures où prédominent les tons bruns, comme pour ce plafond:

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    Les fenêtres prévues à l'origine par l'architecte n'ont pas été réalisées et leur emplacement est occupé par des peintures illustrant la vie de Marie-Madeleine. Celles-ci sont sombres, encrassées et très peu éclairées.

    Il n'y a donc aucune ouverture dans lesquelles le soleil pourrait illuminer les couleurs des vitraux. Le faible éclairage naturel vient de 3 oculi dans les coupoles des trois travées carrées de l'église.

     

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    La Madeleine présente un plan basilical traditionnel. Elle est conçue sans bas-côtés: les trois travées de la nef sont encadrées de deux demi travées ainsi que l'on peut le voir sur le plan suivant:

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    18 colonnes corinthiennes sont réparties dans les travées et le choeur

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    Des colonnes ioniques plus peties sont intercalées, formant des petites chapelles contenant chacune une statue

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    Ces statues au nombre de 6 ne sont pas en stuc mais en véritable pierre taillée.

    Église de la Madeleine, Paris (2)

      La photo suivante donne une vue d'ensemble sur le choeur avec le plafond peint par Ziegler et juste au-dessous, la mosaïque de Lameire qui donne un petit aspect byzantin. Au centre l'autel et un groupe sculpté  sont en marbre blanc de Carrare. 

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    Le plafond peint de Ziegler est une fresque qui traite de l'histoire du christianisme. Depuis l'empereur Constantin jusqu'à Napoléon en passant par Charlemagne, Frédéric Barberousse, Henri IV et bien d'autres, de multiples pages de l'histoire sont évoquées avec exactitude jusque dans les détails vestimentaires. Pour ceux que cela intéressede comprendre la complexité de cette oeuvre, voir les explications détaillées sur le site de la Paroisse de la Madeleine

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    On trouve également sur ce site la description de la mosaïque conçue et composée par Charles-Joseph Lameire et exécutée par Auguste Guilbert-Martin

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    La sculpture intitulée le Ravissement de sainte Marie-Madeleine est de Charles Marochetti (1806-1868) qui mit  douze ans à la réaliser. Elle se prolonge de chaque côté de l'autel rehaussé d'or par des anges invitant au recueillement.

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    La chaire est l'oeuvre de Tuevenbourg

    Église de la Madeleine, Paris (2)

     

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    Les fonds baptismaux

    Église de la Madeleine, Paris (2)

    Juste au dessus  s'élève le grand orgue de Cavaillé-Coll (1846) qui fait que La Madeleine est, comme Saint Sulpice, un des lieux privilégiés de la musique à Paris. Ce orgue magnifique eut des titulaires prestigieux: Camille Saint-Saëns (1858) et Gabriel Fauré (1896), mais aussi Frantz Liszt, Clara Scumann ou Anton Rubinstein.

    C'est Lefébure-Welly titulaire à l'époque, qui est aux claviers le 30 octobre 1849 pour les funérailles de Frédéric Chopin, en présence de 3000 personnes.

    Église de la Madeleine, Paris (2)

     

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